Dans Humeur

Il n’existe rien de constant

J’attends.
Noël approche à grands pas et le temps, comme à son habitude, me surprend à nouveau.

L’heure des retrouvailles se profile à l’horizon, les fêtes de famille, les embrassades humides et cette fameuse bûche à la crème que l’on n’aime pas mais que l’on a pourtant tant de plaisir à manger ensemble. C’est une sensation triste qui m’étreint, un sentiment qui ressemble au réveil d’un printemps mais ne porte pas les promesses et l’éclat d’un été.
Chose étrange que ces grands rassemblements : on se sent vide, seul, si proche des autres et si loin de soi. J’attends ce moment tout en redoutant l’instant où enfin, je poserai mon pied sur le sol glacé de Strasbourg.

Car il est difficile d’exister auprès des gens qu’on aime. Ils nous font sans cesse penser aux moments de la vie présente, celle qui ne sera déjà plus demain. Le futur pointe son nez, avec lui cette promesse douloureuse d’un avenir sans ceux la même qui sont au cœur de toute chose.

C’est un sentiment de doute étrange qui s’exprime ainsi .On souhaite avec impatience cet événement et en réalité c’est une autre expression qui prend place en notre sein.
Alors que j’attendais la venue d’une joie profonde et plénière vient en lieu un autre phénomène de l’existence, un profond désespoir m’étreint face à l’inquiétude que me procure la vie.

Est ce là le propre de notre condition humaine que de ne jamais se satisfaire du simple présent ?

L’appréhension du bien est un paradoxe. Nous cherchons sans cesse le bonheur et pourtant à peine s’esquisse t-il que déjà nous craignons qu’il ne disparaisse. Toutes nos forces se tournent vers ce désir de maîtrise vain et stérile. Et nous oublions soudain que la beauté d’une rencontre réside dans son caractère mystérieux et insaisissable.

« Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement » Bouddha

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