Fièvre de vie

En observant les gens qui m’entourent, ceux que je croise à la boulangerie, que je côtoie dans la rue et frôle dans le métro, j’essaye d’imaginer le visage de leur enfance. Certains rient bruyamment, ils ont une petite étincelle dans les yeux ou un sourire en coin tandis que d’autres semblent porter un masque d’impassibilité mystérieux. Ont-ils toujours eu cette expression, même enfant ? Pouvons-nous conserver cette fièvre malgré les années et leurs lots de sursauts ? N’est ce pas elle qui nous définit dans le temps plus fondamentalement que nos chevelures ou nos rides ?
D’ailleurs, chose étrange, ceux qui me posent plus largement question ne sont pas les plus vieux, les plus marqués mais ceux qui se situent entre deux âge, cette période de la vie où l’enfance a quitté notre expression et ou l’adulte, mais qu’est ce donc qu’être adulte, s’esquisse doucement sur fond de quotidien.

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