Il y a des paysages qui vous appellent. Des paysages qui réveillent votre enthousiasme et transforment chacune de vos nuits en rêve de liberté.

Parfum de Méditerranée qui nous saisit dès les premier pas, la Corse s’offre sur un tarmac déjà brûlant en cette fin de matinée. Grandiose et terriblement menaçante, ce morceau de terre entre ciel et mer, comme un témoin des luttes incessantes de l’homme. Ici, la brise nous laisse seule et dépourvue. Perdue face au bleu d’un horizon incertaine.

Une fois la ville traversée, expression de la conquête de l’homme sur ce territoire sauvage, les couleurs du printemps jaillissent. Un panorama différent à chaque virage nous attend sereinement. Une forêt de chêne où le chemin bouillonnant d’un torrent  laisse deviner en contrebas de ce muret de pierres centenaires des champs de blé étincelants. Rien ne laisse imaginer, derrière ce maquis hostile, tantôt une source secrète, tantôt un coin d’ombre où la fraîcheur prend des allures de grâce divine.

Un lopin de terre sèche et étonnement fertile, perdu au milieu d’une immensité aquatique… la Corse, un paradis presque perdu où les hommes et les plaines me rappelle la nécessité d’une vie simple et respectable.

Parler de la Corse sans évoquer le caractère de ceux qui la peuple serait une offense à ceux qui se battent pour elle. Une bataille pour sauver la liberté plus que l’honneur, un engagement pour traiter avec respect des gens au cœur rude et aux sentiments profonds. C’est à eux que vont mes pensées, et à tous ceux qui aiment suffisamment cette terre pour la protéger, encore.