Partagée entre la peur et la curiosité, il faudra pourtant toujours choisir. Quitter, se tromper, et chercher jusque dans le moindre recoin de son âme ce que l’on croit être la liberté. Cette quête inépuisable soutire les forces nécessaires aux divertissements salutaires qui nous occupent si bien. Elle ne laisse pas la possibilité d’aimer moyennement la vie. Souffrance ou joie, aucun pont magique n’existe pour passer de l’un à l’autre sans heurt.
Quitter la cantine, les collègues, les fiches de paie, la mutuelle, quitter cette place qui est devenu mienne. Oublieront-ils mon visage plus vite que moi ? Où aller ?

Un nuage gris, épais et sans forme, trouble maintenant le ciel. Il déroule son ombre, lentement. Au pied de cette tour, la ville se déroule sans fin.

Je regrette déjà ces rares instants de calme sans plus les désirer.